Sainte-Croix-aux-Mines - Concert de l'AJAM à la médiathèque - Un duo original

DNA_publié le 25 novembre 2014

Violoncelle et accordéon : un duo original s’est produit samedi après-midi à la médiathèque du Val d’Argent. Un concert sous l’égide de l’AJAM.

La présidente de l’association AJAM -Amis des Jeunes Artistes Musiciens-, Renée Kuhn, était ravie du nombreux public venu écouter deux artistes qu’elle a présentées comme deux jeunes femmes au palmarès déjà brillant et dans une formation toute à fait originale : accordéon et violoncelle.

La violoncelliste Olivia Gay, née à Mulhouse, est lauréate de plusieurs prix internationaux et est soutenue par la fondation Cziffra. Elodie Soulard a commencé l’accordéon à l’âge de 6 ans près de Clermont-Ferrand, est titulaire de nombreux prix, se produit sur de grandes scènes internationales et joue sur un accordéon russe de marque Jupiter qui avec ses 800 hanches métalliques et ses boutons sur le dessus actionnés par un coup de menton a la même étendue qu’un piano.

Le concert a débuté par Cinq Pièces sur un Ton Populaire de Schumann, rythmes de danses stylisées, opus destiné à se rapprocher du peuple sur fond de mouvements sociaux dont les barricades de Dresde en 1849.

Puis le violoncelle seul a interprété une musique folklorique catalane de Gaspar Cassado. Le compositeur espagnol qui s’est formé avec Pablo Casals, Ravel et Manuel de Falla, se livre ici à une imitation d’instruments comme les guitares ou les flûtes.

Ensuite trois pièces de David Popper, violoncelliste tchèque qui a vécu en Hongrie, à Budapest, interprète fabuleux qui a beaucoup fait évoluer la technique du violoncelle et était considéré comme un des plus grands virtuoses de son temps (1843-1913).

Après l’entracte, ce sera la très connue Marche de Rakoczi de Franz Liszt, rhapsodie qui a été utilisée par Berlioz pour sa marche hongroise dans la Damnation de Faust. Suivra Vocalise de Rachmaninov dont la beauté et l’originalité tiennent à un type de cantilène romantique avec comme un rappel du style mélodique de Bach.

Enfin le Grand Tango du compositeur argentin Astor Piazzola, à l’attention de Rostropovitch. Avec des éléments tirés du jazz et de la musique classique, non destiné à être dansé, c’est bien une composition à part entière.

Chaleureusement applaudies, les deux musiciennes ont offert en rappel un autre tango lent de Piazzolla. En ce jour de la Sainte-Cécile, patronne des musiciens, les mélomanes ont passé un excellent moment dans la salle des boiseries de la Villa Burrus.

par B. B.

 

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